vendredi 20 avril 2018

Bougies et E85 (couleur)

Un autre témoignage : rien à voir avec la couleur à l'essence


Voulez-vous en savoir plus ?
Couleur des bougies à l'E85
Dépôt sur les soupapes d'admission et injecteurs à cause de l'alcool-moteur

La couleur des bougies à l'E85 n'est pas la même qu'au SP

Si les bougies sont  blanchâtres ou grisâtres, il y a 2 hypothèses :

  1. si cette couleur est due à une surchauffe de la bougie  (comme au SP), il faut vraiment s'inquiéter car si on a une température localement forte, ça peut détruire le piston. Cependant, grâce à la chaleur latente de vaporisation trois fois plus importante qu'au SP, la surconsommation de 25% généralement constatée et la température à l'échappement abaissée d'environ 50°, le risque est quasiment nul à l'E85 ;
  2. la nature du carburant fait tout simplement blanchir la bougie, hypothèse la plus plausible car cela fait 25 ans qu'on le constate et on cherche encore une casse moteur liée à l'éthanol.


Trouvé sur Forum-Auto.

La couleur des bougies pour un moteur fonctionnant à l'85 ou avec un mélange E85/SP n'est vraiment pas celle d'une bougie fonctionnant à l'essence sans-plomb.



Bougie IRIDUIM neuve et usagée 88000 km - Peugeot 206 d'Alex380 sur FA

Sur la photo précédente, on observe que la couleur est blanchâtre / grisâtre sur un moteur fonctionnant à  l'E85 au lieu de brunâtre.

Dépôt sur les bougies, ainsi que probablement sur les soupapes d'admission et les injecteurs à cause de la dilution des additifs de la faible part du SP dans ce carburant part rapport à la part d'alcool industriel.

La preuve par l'image. Un plein de SP98 PREMIUM avec un maximum d'additifs détergents  et nettoyants dissoudra ces dépôts le temps de consommer un réservoir tous les 20000 kilomètres.


Une autre photo pour la route



mercredi 18 avril 2018

Essai Volkswagen Polo 1.0 60 cv à l'E85

1700 km effectués en Polo 60 cv à divers taux d'alcool-carburant

Et Hop ! comme on dit en période de grève Air-France et SNCF. Encore une occasion de tester une voiture. Mais sans le petit ELM327.


Wolkswagen Polo Match 2017 - 60 cv 

Voulez-vous en savoir plus ?

Caractéristiques principales


  • Trois cylindres en ligne (qui vibre beaucoup à bas régime)
  • Alimentation Atmosphérique
  • Injection Multipoints
  • Cylindrée : 999 cm³
  • Puissance réelle maxi : 60 ch / 44 kW Au régime de 5000 tr/min
  • Couple maxi : 95 Nm
  • Nombre de soupapes : 12
  • Norme anti-pollution Euro VI
  • Boite de vitesse manuelle 5 rapports.
  • 161 km/h (suffisant)
  • 15,5 secondes de 0 à 100 km/h !!!


Agrément de conduite


Le moteur manque cruellement d’allonge, et il faut s’employer à jouer du levier de vitesses pour se retrouver dans la bonne plage pour l’exploiter au mieux de sa performance.
Du coup, en terme de bruit lorsqu’on voyage, cela s’avère désagréable.
Au niveau des consommations , on a connu plus frugal avec une moyenne au SP au-delà des 5 litres et à peine plus de 7 litres au 100 km sur autoroute.
Au SP, la voiture est agréable sur routes et autoroutes "plates". Pour les accélérations, il faut passer les premiers rapports entre 4000 et 5000 tours et ne pas hésiter à tomber un rapport dès la moindre côte.

Ça ne rappelle mes premières Renault 5 et Super 5 essence et mes Clio I gazout  de 60 cv.
Il faut prendre l'habitude de monter dans les tours avec cette citadine anémique.


Plein numéro 1 : 400 km


65% d'E85, soit E50 (pas rempli complètement le réservoir) . RAS, pas de changement de comportement du moteur en 40 km. Le test commence après 420 km au SP.

La Polo 1.0 60 cv démarre bien à 11° sous la pluie en E50, RAS sur 75 km de départementales en prenant 5000 tr dans les côtes très raides.

Plein numéro 2 : 300 km


Comme je dois faire beaucoup de route, je décide de mettre un peu de SP pour ne pas prendre trop de risques.
Manque de pot, je reste en E50 avec mon mélange approximatif à la pompe.

Plein numéro 3 : 300 km


Plein sur autoroute en SP95-E10, je repasse en E35.
Baisse immédiate des consommations.
Le moteur ne change pas de comportement sur ce genre de parcours.

Plein numéro 4 : 450 km


Encore un tronçon d'autoroute à faire.
Compte tenu du bon comportement du moteur en E50 et des températures clémentes, réservoir rempli entièrement en E85 uniquement, je suis joueur.
Donc E65 environ.

Plein numéro 5 : 250 km


Les 250 km d'autoroute ont été avalés sans soucis.
Le moteur a semblé gagner un peu en souplesse et moins vibrer au ralenti. Rien de bien remarquable.
Remise de SP95-E10 avant de rendre la voiture.


Conclusion pour cette citadine trop peu puissante qui est un bon choix, mais on trouve mieux.


  • 1700 km parcourus pour une consommation de 7,44 l/100 (calcul en fonction des pleins effectués) ;
  • 60% d'E85 acheté, E51 en moyenne sur la durée du test ;
  • Comportement moteur sans défaillance entre E35 et E65 ;
  • Une tendance à moins vibrer avec un fort taux d'alcool dans le carburant ;
  • Un affichage des consommations un peu trop optimiste mais je n'ai pas pu creuser le sujet. Cette voiture doit avoir le syndrome de l'ODB à l"E85 ;
  • Bons démarrages à froid à tous les mélanges. Normal par ces températures presques estivales (11° le matin au minimum, jusqu'à 27° en journée). Elle semble mieux démarrer que la Fiat 500 que j'ai testé récemment.
  • Qualité Wolkswagen, tout est très bien pensé sauf cette commerie d'économètre "Think Blue". J'ai essayé de bien l'utiliser, moralité, message "faites une pause, fatigue du conducteur détectée" à force de regarder ce rond bleu idiot. Celui de la Fiat 500, un simple jauge à coté du compteur de vitesse est bien moins perturbant;
  • Personnellement, je n'aime pas trop, ce genre de confort.
  • Un régulateur bizarre, qui ne se débraye pas lorsqu'on change de vitesse (je n'aime pas) mais qui permet aussi de changer la consigne de vitesse par tranche de 10 km/m (j'aime)
  • Moteur à éviter et préférer une version plus puissante, au moins 95 cv à injection directe turbo dès que l'on sort de la ville et du périphérique. Le moteur est acceptable lorsqu'on roule à vitesse stabilisée sur autoroute mais est un véritable veau sur départementales ou nationales. 15,5 s pour atteindre 100 km/h.


dimanche 15 avril 2018

1936 :carburants à base d'alcool dans le monde

Pour un carburant national

L'utilisation de l'alcool

Histoire de l'E85 / Superéthanol du XIXe siècle à nos jours


Pub Texaco 1936 - 608 gallons US de carburant moyen par an


La revue anglaise « Engineering » a publié récemment un article très documenté sur les progrès remarquables accomplis par l'industrie britannique au cours de 1934, dans l’utilisation de l'alcool industriel comme carburant.

La consommation d'alcool comme carburant a atteint cinq fois et demie celle de l'année précédente, et pendant toute l'année 1934, il n'a pas été utilisé moins de 1.695.200 gallons comme carburant ; l'utilisation de l'alcool industriel, a également progressé d'une façon appréciable. En plus des utilisations déjà connues de l'alcool industriel, il est maintenant adopté comme agent important dans l'industrie de la soie artificielle, dans les industries des résines synthétiques, dans la fabrication de ' caoutchouc, etc.

Comme carburant il s'impose de plus en plus, ainsi que le prouve la demande croissante des mélanges alcool-éther et alcool-essence. Cette dernière innovation à elle seule, fera croître les besoins annuels d'alcool de plusieurs millions de gallons. Il n'est donc pas étonnant que la question d'une production adéquate vienne à l'ordre du jour.

La principale matière première pour la production d'alcool en Grande-Bretagne a été, jusqu'à présent les mélasses, dont la production est:limité par la quantité de sucre raffiné.

Déjà, les demandes par les distillateurs de quantités croissantes de matières premières n'ont pu être satisfaites que par des importations de mélasses en grandes quantités. Le Chancelier de l’Échiquier spécifiait à la Chambre des Communes, le 23 juillet de l'année dernière, que la quantité de mélasses importées au.cours.de l'année se terminant le 31 mars 1931 pour les besoins des distillateurs britanniques, était de 171.657.tonnes. II faut donc chercher de nouveaux moyens de production d'alcool à bon marché.

Il est généralement reconnu que la pomme de terre peut remplacer économiquement les mélasses, et, dans certains pays qui ne s'étaient pas encore intéressés à la production d'alcool industriel, on construit dis distilleries utilisant la pomme de terre ; en Irlande, par exemple, plusieurs usines sont en construction. L'Allemagne .semble être le centre de l'industrie de l'alcool de pomme de terre ; plus de 2.000 distilleries sont en service dans ce pays, le nombre en augmente constamment. 11 est fréquent de voir, en Allemagne, les machines agricoles utiliser comme carburant l'alcool produit dans la ferme elle-même.

L'alcool, malgré quelques inconvénients, présente des avantages sérieux, car il peut être produit à partir de matières premières inépuisables et indéfiniment reproductibles.

Des essais pratiqués, effectués avec différents moteurs à combustion interne, ont prouvé que l'alcool donne d'aussi bons résultats que l'essence, lorsque le moteur est réglé pour marcher à l'alcool.

Un avantage de l'alcool est qu'il peut être produit à 96% de pureté et aux prix de 8 d. (2 fr.50) le gallon (4 l. 580).

Mais le principal inconvénient pour l'utilisation de l'alcool seul est sa très basse tension de vapeur, comparaison faite avec l'essence et avec le benzol : les. nombres étant respectivement d'environ 12,40 et 26 à 0° centigrade.
Pour le démarrage à froid, il faut donc recourir à un procédé spécial pour réchauffer le moteur, et, alors, qu'en général ceci n'offre pas de difficultés pour les moteurs stationnaires dans les usines, c'est un inconvénient sérieux pour les automobiles. Il n'est donc pas surprenant que l'alcool soit utilisé rarement seul comme carburant, et plus souvent mélangé avec des produits plus volatils, comme l'essence, le benzol, etc.
Les essais ont fait ressortir ce phénomène curieux, que certains mélanges alcool-essence et alcool-benzol ont des tensions de vapeur plus élevées que chacun des produits pris séparément, donnant ainsi un carburant ayant des propriétés, pour le démarrage, meilleures que l'essence ou le benzol purs. C'est avec de tels mélanges que les meilleurs résultats ont été obtenus dans les moteurs à essence ordinaires.

En Europe, plusieurs marques de carburant alcool-essence sont maintenant sur le marché, et sont reconnues aussi bonnes que l'essence. Les Docteurs Formanek et Dvorak, après des essais prolongés en Tchécoslovaquie, ont trouvé que les produits de la combustion et la température atteinte, dans des conditions similaires, par l'essence et les mélanges d'alcool-essence sont pratiquement les mêmes. La combustion est moins bonne quand le moteur tourne lentement, mais les résultats sont meilleurs, au-dessus de 2.000 tours par minute.

  • Avec l'essence, la température s'est élevée de 285° C. à 500 tours, à 820° C. il 3.000 tours ; le pourcentage d'acide carbonique CO2 produit a augmenté de 6,8 à 12,1 et celui d'oxyde de carbone CO a diminué de 10,5 a 0,1.
  • Pour un mélange alcool-essence, les chiffres furent : élévation de.température : de 285 à 823° C. ; augmentation de CO2 d.e 6,7 à 12,8 % ; diminution de CO de 9,2 à 0,6%.

L'année dernière, un carburant alcool-essence, Cleveland Dïscol fabriqué par la Distiller's Company en accord avec Petroleum Storage and F.nmee Corporation a été mis sur le marché, pour tous usages. Les avantages proclamés par ce carburait sont : grand pouvoir antidétonant et grand pouvoir calorifique, ce qui diminue la température du moteur, diminue la consommation .et donne naissance à moins de produits de combustion, d'où augmentation du kilométrage sans avoir à décalaminer.

La propriété que possède l'alcool de se mélanger à l'eau est de grande utilité pour les moteurs d'avions, car, dans les pays froids, la glace peut obstruer les tubes d'alimentation d'essence et arrêter les moteurs, alors qu'un carburant à l'alcool tend à absorber le givre et écarte ainsi les dangers.

Des carburants alcool-essence ont été utilisés depuis quelques années dans les moteurs de courses d'autos et d'avions, où la tendance est d'employer des compresseurs, ce qui nécessite un carburant ayant de grandes propriétés antidétonantes, un bon rendement volumétrique et sans échauffement exagéré ni auto-allumage.

Les carburants les plus intéressants (pour l'Angleterre) sont peut-être le mélange alcool-éther, car ils ont l'avantage d'être entièrement fabriqués dans ce pays. Dans la fabrication de ces, carburants, l'éther est obtenu par l'action de l'acide sulfurique sur l'alcool. 6 gallons d'alcool a 96% donnent environ 5 gallons d'éther ; il y a donc intérêt, au point de vue économique, a maintenir aussi basse que possible la proportion d'éther dans le mélange, tout en conservant un bon rendement.

Aux Etats-Unis, un mélange d'alcool, de benzol et d'éther devient populaire. En Grande Bretagne, un mélange d'alcool et d'éther seulement est très apprécié, Ce dernier carburant est généralement connu sous le nom de "Natalite", ainsi appelé pour avoir été produit pour la première fois au Natal, en Afrique du Sud. La Natalite comporte environ 60% d'alcool et 40 d'éther, sont ajoutés comme dénaturants de la pyridine et du goudron de bois.

Le développement de l'utilisation de l'alcool connue carburant n'est nullement limité à la Grande-Bretagne, et il est intéressant de remarquer rapidement ce qui se passe à l'étranger.

De nombreux procédés nouveaux de production synthétique de l'alcool sont en usage à l'étranger, ces procédés sont de faible importance commerciale, et, d'une façon générale, ils ne produisent pas d'alcool aussi bon marché que peut le faire le procédé par fermentation, et la presque totalité de l'alcool utilisé à l'étranger est produit de cette dernière manière.

Ea Russie, une distillerie d'alcool a commencé à fonctionner en février dernier, à Tscherepowez, près de Leningrad. et produit l'alcool par distillation de la sciure de bois et autres déchets de bois. La pulpe de bois est soumise à la fermentation par l'utilisation d'une levure particulière. Le principal sous-produit est la lignite, qui est mis en briquettes et utilisé comme combustible dans les chaudières de l'usine.

Suivant les informations officielles, les Soviets ont l'intention de faire conduire dix grandes distilleries basées sur le principe ci-dessus. La première devait fonctionner le 1er mai 1935.

En Italie, où 20% d'alcool doivent être ajoutés a l'essence, un nouveau procédé est étudié commercialement pour la fabrication d'un carburant formé principalement d'alcool, par la Société Carburante Italia, de Milan, qui a utilisé l'alcool méthylique et les huiles brutes de goudron comme matières premières.

Eu Allemagne, la production d'alcool des nombreuses distilleries; de pomme de terre augmente considérablement. En 1932, elles ont produit un peu moins de 36 millions de gallons (162 millions de litres) d'alcool, en 1933, elles augmentèrent leur production à 46 millions de gallons et il est certain que ce chiffre sera dépassé, lorsqu'on connaîtra la production de 1934. En plus.de ces distilleries d'alcool de pomme de terre, d'autres distilleries en Allemagne, utilisant seulement des mélasses, ont produit 1 million 1/2 du gallons en 1932 et plus de 2 millions en 1933. La plus grande partie de cette production est utilisée comme carburant et une faible partie dans l'industrie du caoutchouc.

Au Chili, une loi mise en vigueur en 1934 a interdit l'usage de l'essence pure comme carburant : elle doit être mélangée à 61/2 % d'alcool.

En Tchécoslovaquie la' loi oblige d'ajouter 20% d'alcool à l'essence ou tout autre carburant. L'utilisation d'alcool industriel est passée dans ce pays de 11 millions 1/2 de gallons en 1932 à 21 millions en 1933.

Un grand nombre des autres pays du monde, spécialement ceux qui dépendent de l'étranger pour l'essence, remplacent une partie.de celle-ci par de l'alcool.

Dans ce court exposé, il ressort que la Grande Bretagne est encore très en retard par rapport aux autres pays, en ce qui concerne l'utilisation de ce produit.

Et la France, donc, où en es.t-elle ?

Il suffirait cependant d'utiliser l'alcool comme carburant pour sauver notre agriculture tout en assurant une indépendance totale à notre Pays en cas de conflit.



vendredi 13 avril 2018

Essai Fiat 500 1.2 8s 69 cv à l'E85

1500 km de tests sur tout type de trajets.



La Fiat 500 est une voiture de légende.
La seconde génération plait tellement que je l'ai testé durant une semaine pour me rendre compte des progrès réalisés.


Fiat 500 première génération

La Fiat 500 deuxième génération est une excellente voiture. La côte en occasion est élevée et ces performances dynamiques de bon niveau.

J'ai testé ce "pot de yaourt" durant 1500 km car la 500 sera peut-être un jour la voiture secondaire dont j'ai besoin, malheureusement avec le moteur 69 cv alors que je vise plutôt la version TwinAir 85 ou 105 cv.

Mais au moins, confort et tenue de route sont identiques. Madame a essayé, la voiture lui plait mais manque de puissance. Donc au minimum, la version 85 cv, voire 105 cv.


Nouvelle Fiat 500 restylée

Voulez-vous en savoir plus ?

Premier plein


A peine 3,5 litres d'E85 dans ce minuscule réservoir de 35 litres pour compléter le plein de SP95-E10 afin de faire un long trajet.

Deuxième plein


  • 380 km d'autoroute, allure cool, 21 litres de SP95-E10.
  • Au total, 750 km au SP95-E10, comme ça, je connait bien le comportement du moteur au SP.

Troisième plein


75% d'E85 dans le réservoir, 22 litres, soit E60 environ. J'ai laissé un peu de place pour rajouter du SP en cas de problème.

Pas de voyant de défaut moteur en 150 km de conduite très variée pour tenter de déclencher une injection trop pauvre.

Le comportement du moteur avec ce dosage s'améliore :
  • Moins de vibrations ;
  • Meilleure souplesse ;
  • Pas de perte de puissance (heureusement, il y a en si peu) ;
  • Meilleur couple ;
  • Consommation en augmentation de 15% environ.

Maintenant, je vais y aller doucement en rajouter quelques litres d'E85 dans ce petit réservoir de 35 litres.

Quatrième plein


De nouveau réalisé avec 100% d'E85 chez Leclerc, 12 litres, celui qui contient en général plus d'éthanol.
Environ E70 dans le réservoir et le moteur continue à fonctionner parfaitement.

La consommation augmente de 25% environ par rapport au SP à l'ODB.

  • Démarrages en journée à 10° sans soucis, moteur un peu tiède ou froid, temps sec.
  • le lendemain matin sous la pluie, 9° : 5 tours de clé pour démarrer !

Une fois un peu chaud, le moteur réagit parfaitement et ne broute pas, même avec la climatisation pour retirer la buée des pare-brises.

Cinquième plein


Remise de 12,5 litres de SP95. Il y a environ de l'E60 dans le réservoir maintenant car j'aime démarrer au quart de tour sans me prendre la tête.

Un peu de route de campagne pour faire quelques courses, aucun changement de comportement du moteur. On verra demain matin comment la voiture démarre après une journée et une nuit sous la pluie.


Conclusion


Bonne pioche pour une citadine, il faut l'aider au démarrage même si il semble prendre 100% d'E85. Au pire, il lui faudrait la résistance magique sur la sonde de température d'air, mais ça ne l'aidera pas pour les démarrages.

Passage par la case KIT car :

  • mettre 75% d'E85 et 25% de SP ;
  • démarrer après plusieurs tours de clé.


n'est pas très "Wife Compliant".

dimanche 1 avril 2018

Tce 90 : 2 ans à l'E85 et 53858 km

Bilan de 2 ans d'utilisation du Sandero Stepway H4BT euro 6



3 évènements cette semaine (3 sur 3) : 
La Dacia Sandero Stepway Tce 90 H4BT a 2 ans; 
Les 2 kits sont amortis par rapport au prix de revient du mélange antérieurement utilisé; 
Passage à l'heure d'été et à l'E85 inter-saison


Nouvelle Dacia Sandero Stepway Prestige



Je vais essayer d'innover un peu en parlant de l'entretien et de mon nouvel outil de calcul pour cet anniversaire.

Le Stepway n'a connu aucune panne durant cette période et à été entretenu selon les préconisations constructeur.

Seule alerte, la semaine dernière sur la route, le voyant TPMS s'est allumé sur le tableau de bord. Quelle angoisse 😋. Je n'y avais jamais touché en 54000 km.
RAS pour la pression des 4 pneus, sauf une valve qui semble fuir un peu lorsqu'on contrôle la pression des pneus. J'avais déjà remarqué, je la changerais quand j'offrirais un joli train de pneus avant à la Dacia dans quelques dizaines de milliers de km.

Comme la Stepway a déjà eu comme cadeau un module valise Renault-COM cette semaine, elle se contentera d'un porte-clefs à 2 balles


Entretien :



Les deux vidanges ont étaient faites avant 1 an et 20000 km avec de la 5W40 préconisée pour les Renault alors que Dacia préconise de la 10W40 sur ces devis en ligne.Les filtres (huile et habitacle) ont été changés.

Pour le Tce 90, Renault préconise pour sa marque principale 2 ans ou 30000 km. A réfléchir pour la suite, cela fait environ 10 € d'écart mais ils m'ont été offert grâce au devis Dacia lors de la première révision.

Pour la seconde révision, 6 mois après, je suis allé dans un Centre Auto qui faisait des promotions 😸. C'est encore moins cher.



Bougies :

Après la prochaine révision, il faudra changer en plus les bougies Iridium (tous les 60000 km). Probablement achetées sur internet.



Essuie-glaces :

J'ai changé les essuie-glaces d'origine de bonne qualité (55x50) au bout d'un an et demi. J'ai dû les remplacer par des Norauto plats (60x50) car il les nouveaux modèles de branches des nouvelles Dacia sont à bout droit et non plus à bout recourbé classique. Introuvable facilement à l'époque. On peut aussi monter des 55x55



Pneus :

Monte d'origine en MICHELIN ENERGY SAVER + 205/55 R16 91 V. Très endurant, peu bruyant et indice A sous la pluie.Je dirais que les pneus avant ont encore une durée de vie de 15000 km..
Ils seront remplacés par des pneus "été" de grande marques ayant une tenue de route et une longévité équivalente.



Synthèse du coût d'achat / maintenance :

Bref, entretien peu coûteux pour la Dacia, qui va être optimisé en comparant les prix à qualité au moins égale à la prestation originale. Passage à la valise Renault-COM inclu.

Je vais probablement augmenter l'intervalle des vidanges pour me conformer aux préconisations des Renault Captur, Clio et Twingo en continuant à utiliser l'huile de synthèse 5W40 de meilleure qualité. Il n'y a aucune raison technique.

Pour le moment, le prix de revient au kilomètre (PK) est de 34 centimes (Achat neuf, kit, entretien, assurances, carburant, divers) en diminution régulière. Je m'attend à le retrouver aux alentours de 25 c€/km dans 1 an. C'était l'objectif. A comparer aux 35 c€ du barème fiscal (qui inclut parkings et péages).


2 ans d'E85 :


Dès la sortie de la concession, le réservoir a été rempli avec des proportions de plus en plus importantes d'E85 pour expérimenter les limites du H4BT sans kit.
Le kit a été monté à 18226 km et j'ai parcouru depuis 35619 km sans soucis particulier hormis un mauvais calage du boîtier au début avec des résultats conformes aux attentes en consommation et en prix de revient kilométrique (PRK) en carburant.

Le kit a été amorti en fin décembre 2017 par rapport à l'ancien mélange SP/E85 utilisé, en un peu plus de 8,3 mois.
La hausse des taxes en janvier 2018 a augmenté la durée d'amortissement d'1,3 mois si vous vous lancez dans l'aventure. L'écart de prix entre le SP et l'E85 s'est un peu réduit et l'E85 a augmenté d'environ 6%. La hausse de la TICPE n'explique pas tout.


Consommations



Conso en fonction du taux d'alcool moteur H4BT Tce 90 Dacia Stepway

Par rapport au SP :
  • Les consommations en roulant à 100% à l'E85 sont supérieures de 24% (1,60 l/100) :
  • Les consommations avec des mélanges divers d'E85 et de SP sont conformes à la théorie mais beaucoup moins fiables à cause du moindre nombre de kilomètres parcourus et des erreurs possibles d'estimation du taux d'alcool moteur du carburant servi à la pompe ;
  • J'estime cependant la fiabilité des calculs globalement très satisfaisante avec 192 passage à la pompe en 53858 km, 4362 litres de carburant acheté, dont 3 884 litres de Bioethanol (89%) et 478 litres de SP (11%).

Depuis l'installation du kit, le H4BT a picolé 97% d'E85 commercial. Auparavant, c'était 74%.

Prix de revient carburant (PRK) et consommations en prix 2018.


J'étrenne mon nouveau tableau de synthèse élaboré à partir de tous les pleins de carburant et qui établit différentes vues dynamiques en fonction des critères choisis.


TCD suivi conso Stepway



Consommation moyenne :
  • Route : identique avant et après kit
  • Ville : en nette augmentation avec le kit
  • Autoroute : un peu supérieure avec le kit bien que j'ai réduit un peu la vitesse moyenne de croisière (120 au lieu de 130 km/h)

Les consommations sont déduites des litres de carburants mis dans le réservoir. L'Ordinateur De Bord (ODB) affiche toujours la consommation au SP car l'ECU n'est pas conscient que le kit applique un coefficient au temps d'injection qu'il commande.
Je contrôle régulièrement les données de l'ODB avec les consommations calculées. Il faut appliquer un coefficient d'environ 1,25.
  • La conso route est un peu étonnante mais s'explique par l'augmentation moyenne de la longueur des trajets.
  • La conso ville est conforme à l'attendu, elle explose sur de petits trajets à froid.
  • La conso autoroute tord le cou à une légende qui raconte qu'elle augmente un peu moins vite à forte charge avec un moteur non modifié.

Zoom avec un TCD sur les longs trajets :

Trajets au long cours H4BT Tce 90

Voyages effectués avant le montage du kit avec 80% d'E85 commercial et 99% après le montage du kit, la surconsommation constatée diminue de 1%.(22% vs 23%).

Cette baisse est probablement due à 2 raisons :
  • L'alcool moteur fonctionne mieux à chaud.
  • La vitesse moyenne sur autoroute a diminuée de quelques km/h

Pour une consommation identique, on note une baisse du PRK carburant de 25% (6,26 €/100 km vs 4,74 €/100 km).

Financièrement : "Ite missa est", la messe est dite.


  • mix de SP95/SP95-E10/SP98  : 1,457 €/l, conso 100%, investissement 0 € ;
  • Gas-oil : 1,346 €/l, conso 77%, investissement 1500 € (Tci 90 directement comparable en performance et finition) ;
  • GPL : 0,811 €/l, conso 120%, investissement 1500 € à 2000 € ;
  • E85 : 0,574 €/l, conso 125%, investissement 400 €.
Les véhicules diesels et modifiés GPL ont des coûts d'entretien supérieurs à ceux qui carburent à l'E85. Encore une bonne raison de rouler écolo.